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Le risque de « cessation de paiement »

le 9 janvier 2019

Le risque de « cessation de paiement »

Pour éviter le risque de « cessation de paiement », il faut être en mesure d’honorer notamment le paiement des dettes financières au jour le jour et ainsi de disposer en permanence :

actif du bilan
  • D’une trésorerie dite « disponible » à l’actif du bilan
  • Ou encore d’une trésorerie dite « autorisée » au passif du bilan, encore appelée « découvert bancaire  ».

A défaut, l’entreprise court un risque dit « d’illiquidité »: les banques refusent d’augmenter les découverts existants, exigent de plus le règlement de l’endettement comme initialement prévu dans le plan de remboursement des emprunts souscrits, c’est « la faillite ».

La loi “s’en mêle” alors et donne un délai légal de 45 jours au dirigeant pour aller « déposer le bilan » de l’entreprise auprès du greffe du tribunal de commerce !

loi

Dès cet instant le dirigeant perd l’indépendance de ses décisions, il donne à l’administrateur judiciaire les moyens de paiement et à l’issue d’une période d’observation (délai de réflexion) deux hypothèses et deux seules sont possibles :

  1. L’entreprise est placée en “redressement judiciaire” avec à nouveau deux scénarios encore possibles:
  • Un plan de continuation
  • Un plan de cession
  1. L’entreprise est mise en « liquidation » avec le risque de voir le “mandataire liquidateur” nommé par le Tribunal de liquider tous les actifs à « prix cassé ».

Pour en savoir plus, se référer au parcours Les bases de l’analyse financière
Module 22 : Le BFR (Besoin en Fonds de Roulement) – Chapitre Solvabilité et liquidité financière 

*Issu du livre « Finance pour non-financiers » de Franck Nicolas, Edition Dunod, 2012.
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Marie TRAN

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